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DémarrerComment fonctionne l’avantage en nature véhicule électrique ?
Dans cet article
Pour la fiscalité de votre entreprise, un véhicule électrique de fonction peut s’avérer avantageux : grâce à un abattement spécifique et sous certaines conditions, l’avantage en nature à déclarer diminue sensiblement par rapport à un véhicule thermique équivalent.
Voici comment ce mécanisme fonctionne et comment le calculer.
Quel est l’avantage en nature pour une voiture électrique de fonction ?
L’avantage en nature est une prestation fournie gratuitement par un employeur à un salarié, et constitue une forme de rémunération indirecte. Lorsque l’employeur met à disposition un véhicule à un salarié, y compris pour ses trajets privés, il s’agit d’un avantage en nature véhicule.
En 2026, les véhicules 100 % électriques bénéficient de mesures avantageuses sur le plan fiscal. Ces avantages ne sont pas accessibles aux véhicules hybrides.
Depuis le 1er février 2025 et en vertu de l’arrêté du 25 février 2025, les véhicules 100 % électriques bénéficient d’un abattement spécifique de 70 % pour les entreprises optant pour la méthode forfaitaire, sous réserve de remplir les conditions suivantes :
- Le véhicule doit avoir été mis à disposition après le 1er février 2025.
- Le véhicule doit respecter un score environnemental minimum et figurer dans la classification fournie dans l’arrêté.
Lorsqu’un véhicule 100 % électrique ne respecte pas ce score environnemental, aucun abattement ne s’applique : l’évaluation suit le barème standard, applicable aux véhicules thermiques.
En outre, les frais d’électricité assumés par l’employeur ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’avantage en nature.
Ce régime favorable aux véhicules électriques est en vigueur jusqu’au 31 décembre 2027.
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Suivi kilométrique automatique et déclarations conformes aux règles fiscales.
Lancez-vous gratuitement Lancez-vous gratuitementComment calculer l’avantage en nature d’un véhicule électrique ?
Pour calculer l’avantage en nature d’un véhicule électrique respectant les conditions, il faut appliquer l’abattement de 70 % ou 50 % à la valeur de l’avantage en nature, qui peut être calculée selon la méthode du forfait ou la méthode réelle.
Pour les véhicules mis à disposition après le 1er février 2025 respectant l’éco-score :
Avec la méthode forfaitaire, l’abattement est de 70 %, limité à 4 641,60 € par an en 2026. Avec la méthode réelle, l’abattement standard de 50 % s’applique, avec un plafond de 2 026,30 € par an en 2026.
Les véhicules électriques mis à disposition avant le 1er février 2025 bénéficient d’un abattement de 50 %, plafonné à 2 026,30 € par an en 2026.
Pour les véhicules mis à disposition après le 1er février 2025, l’abattement est accordé uniquement si le véhicule respecte le score environnemental minimum requis. À défaut, aucun abattement ne s’applique et le calcul suit le barème standard, sans tenir compte des frais d’électricité.

Qu’en est-il de l’avantage en nature pour un véhicule hybride ?
Les véhicules hybrides ne bénéficient pas de l’abattement spécifique de 70 % ou 50 % réservé aux véhicules 100 % électriques. L’avantage en nature d’un véhicule hybride est calculé selon le barème standard, applicable aux véhicules thermiques, que ce soit avec la méthode forfaitaire ou la méthode réelle.
Exemple de calcul de l’avantage en nature pour un véhicule électrique
Le tableau comparatif ci-dessous montre l’impact de l’avantage fiscal réservé aux véhicules électriques par rapport aux véhicules thermiques.
Les véhicules thermiques et électriques servant d’exemples présentent les caractéristiques suivantes :
- Les deux véhicules ont été mis à disposition après le 1er février 2025.
- Le coût d’achat et le prix de référence du loueur sont de 45 000 € TTC.
- La part d’usage personnel s’élève à 30 %.
- Le coût annuel global de location est de 7 000 € de loyer, auxquels s’ajoutent 1 500 € d’entretien et 1 500 € assurance, soit un coût global annuel de 10 000 €.
- Pour le véhicule électrique, le score environnemental est respecté.
- Dans le cas du véhicule thermique, le carburant n’est pas pris en charge par l’employeur.
Comparaison entre un véhicule électrique/thermique en 2026 en location, sans prise en charge du carburant
| Véhicule thermique | Véhicule électrique | |
| Méthode forfaitaire 50 % × coût global (loyer + entretien + assurance) |
50 % × 10 000 € = 5 000 € | 50 % × 10 000 € = 5 000 € |
| Abattement électrique (70 %, plafond 4 641,60 €) | / | − 3 500 € 70 % × 5 000 € = 3 500 € < plafond |
| AEN retenu avec la méthode forfaitaire | 5 000 € | 1 500 € ✅ |
| Véhicule thermique | Véhicule électrique | |
| Méthode réelle Coût global × 30 % |
10 000 € × 30 % = 3 000 € | 10 000 € × 30 % = 3 000 € |
| Abattement électrique (50 %, plafond 2 026,30 €) | / | − 1 500 € 50 % × 3 000 € = 1 500 € < plafond |
| AEN retenu avec la méthode réelle | 3 000 € | 1 500 € ✅ |
Dans les deux cas, l’avantage en nature est largement favorable au véhicule électrique.
Si l’employeur prend en charge le carburant du véhicule, l’avantage en nature est d’autant plus favorable pour le véhicule électrique. Dans l’exemple ci-dessous, le véhicule thermique consomme à l’année 3 000 € pour un usage privé et 7 000 € un usage professionnel, pour un taux d’usage personnel de 30 %.
Comparaison entre un véhicule électrique/thermique en 2026 en location, avec prise en charge du carburant
Méthode forfaitaire (67 % du coût global toutes charges)
| Véhicule thermique | Véhicule électrique | |
| Base : loyer + entretien + assurance + carburant privé + carburant pro | 10 000 + 3 000 + 7 000 = 20 000 € | 10 000 € électricité exclue |
| 67 % × base | 67 % × 20 000 € = 13 400 € | 67 % × 10 000 € = 6 700 € |
| Plafond d’achat (20 % × 45 000 €) | 9 000 € | 9 000 € |
| AEN après plafonnement | 13 400 € > 9 000 € → plafonné à 9 000 € | 6 700 € < 9 000 € → pas de plafonnement |
| Abattement électrique (70 %, plafond 4 641,60 €) | / | 70 % × 6 700 € = 4 690 €, mais plafonné à 4 641,60 € |
| AEN retenu avec la formule forfaitaire | 9 000 € | 2 058,40 € ✅ (6 700 − 4 641,60) |
À noter : avec cette méthode, le montant de l’avantage en nature est d’abord comparé au plafond d’achat, car il ne peut pas dépasser l’avantage en nature qui aurait été évalué en cas d’achat du véhicule.
Si la base dépasse ce plafond, elle est ramenée à ce montant. C’est le cas du véhicule thermique dans cet exemple (13 400 € plafonnés à 9 000 €). Si elle reste en dessous, aucun plafonnement ne s’applique. C’est le cas du véhicule électrique (6 700 € restent inchangés). L’abattement applicable aux véhicules électriques s’applique ensuite sur ce montant, plafonné ou non.
Méthode réelle (30 % d’usage personnel)
| Véhicule thermique | Véhicule électrique | |
| Coût global × 30 % | 10 000 € × 30 % = 3 000 € | 10 000 € × 30 % = 3 000 € |
| + Carburant privé réel | + 3 000 € | + 0 € frais d’électricité exonérés |
| AEN brut réel | 6 000 € | 3 000 € |
| Abattement électrique (50 %, plafond 2 026,30 €) | / | − 1 500 € 50 % × 3 000 € = 1 500 € < plafond |
| AEN retenu avec la méthode réelle | 6 000 € | 1 500 € ✅ |
Pour établir et justifier la part d’usage personnel, l’employeur devra s’appuyer sur le carnet de bord kilométrique du véhicule. Avec l’application Driversnote, les trajets sont enregistrés et catégorisés automatiquement comme des trajets personnels ou professionnels.
Avec ou sans prise en charge du carburant, l’abattement électrique est largement favorable aux véhicules électriques.
Est-ce qu’une borne de recharge est considérée comme un avantage en nature ?
Dans le cadre de la transition énergétique, plusieurs mesures incitatives concernant les bornes de recharge s’appliquent jusqu’au 31 décembre 2027.
Lorsque la borne de recharge est mise à disposition sur le lieu de travail, cela n’est pas considéré comme un avantage en nature, y compris lorsque le salarié l’utilise pour son usage privé.
Si l’employeur finance en partie l’achat et l’installation d’une borne de recharge au domicile de l’employé, il n’a pas d’avantage en nature si la borne est restituée à la fin du contrat de travail.
Si la borne n’est pas restituée à la fin du contrat de travail, les règles suivantes s’appliquent :
- Pour une borne de moins de 5 ans, il n’y a pas d’avantage en nature si la participation ne dépasse pas 50 % des frais réels d’achat et d’installation de la borne, avec un plafond de 1 057,10 € (au 1er janvier 2026).
- Pour une borne de plus de 5 ans, il n’y a pas d’avantage en nature si la participation ne dépasse pas 75 % des frais réels d’achat et d’installation de la borne, avec un plafond de 1 585,50 € (au 1er janvier 2026).
Exemple sans dépassement, pour une borne de moins de 5 ans
L’employeur finance l’achat et l’installation d’une borne de recharge au domicile d’un salarié pour un coût total de 1 800 €. La borne ne sera pas restituée à la fin du contrat de travail.
La participation de l’employeur s’élève à 800 €, soit 44 % des frais réels.
Le plafond applicable est de 50 % des frais réels, soit 900 €, dans la limite de 1 057,10 €.
La participation (800 €) est inférieure à la fois au seuil de 50 % (900 €) et au plafond (1 057,10 €). Il n’y a donc aucun avantage en nature.
Si ces plafonds sont dépassés, c’est l’excédent qui est considéré comme un avantage en nature.
Exemple avec dépassement, pour une borne de moins de 5 ans
L’employeur finance l’achat et l’installation d’une borne de recharge au domicile d’un salarié pour un coût total de 1 800 €. La borne ne sera pas restituée à la fin du contrat de travail.
La participation de l’employeur s’élève à 1 200 €, soit 67 % des frais réels.
Le plafond applicable est de 50 % des frais réels, soit 900 €, dans la limite de 1 057,10 €.
La participation (1 200 €) dépasse le seuil de 50 %. L’excédent, soit 300 € (1 200 € − 900 €), est considéré comme un avantage en nature et fera l’objet de cotisations.
L’employeur peut aussi prendre en charge d’autres frais liés à l’utilisation d’une borne de recharge, comme l’entretien, la maintenance, le surcoût de l’abonnement au fournisseur d’électricité, ou encore le coût de location ou un abonnement à des bornes en libre-service.
Cette prise en charge est considérée comme un avantage en nature uniquement si elle dépasse 50 % des frais réels que le salarié aurait dû engager.
Exemple avec dépassement, pour un surcoût d’abonnement électrique
Un salarié supporte un surcoût mensuel de 60 € sur son abonnement électrique lié à la recharge de son véhicule de fonction à domicile.
L’employeur rembourse 40 € par mois, soit 67 % des frais réels. Le seuil applicable est de 50 % des frais réels, soit 30 €.
Le remboursement (40 €) dépasse ce seuil. L’excédent, soit 10 €, est considéré comme un avantage en nature et fera l’objet de cotisations sociales.
Conclusion
L’abattement sur l’avantage en nature du véhicule électrique, combiné aux conditions liées au score environnemental et aux règles spécifiques pour les bornes de recharge, rend le régime fiscal des véhicules électriques de fonction favorable jusqu’au 31 décembre 2027.
En cas d’adoption de la méthode réelle, mieux vaut s’appuyer sur un suivi rigoureux de l’usage personnel et professionnel du véhicule. C’est précisément ce que permet une application comme Driversnote.
FAQ
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Avantage en nature véhicule
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